
Lors de la 10ème édition du Forum Mondial de l’Eau qui se tient actuellement dans l’île indonésienne de Bali, Seydou Sané, Président du Conseil d’Administration de la Société de Gestion et d’ Exploitation de l’Énergie de Manantali (SOGEM), a réitéré l’urgence d’une gestion durable et concertée des ressources en eau partagées entre les pays africains.
S’exprimant devant un panel d’experts lors de la session “Accélérer la gestion durable des ressources en eau transfrontalières pour la croissance et la paix en Afrique”, M. Seydou Sané a rappelé le rôle vital de l’eau pour le continent. “En Afrique, les enjeux liés à cette ressource précieuse sont multiples et touchent des secteurs aussi cruciaux que l’énergie, l’agriculture, l’alimentation en eau potable et l’assainissement”, at-il martelé.
Le dirigeant de Manantali a insisté sur l’impact direct que les grands bassins fluviaux transfrontaliers ont sur la vie et les moyens de subsistance des populations riveraines. “Leur préservation est un impératif pour lutter efficacement contre la pauvreté et faire face aux défis posés par les changements climatiques”, a-t-il ajouté.
M. Seydou Sané a par ailleurs salué le rôle majeur du Réseau Africain des Organismes de Bassin (RAOB), sous la houlette du Conseil des Ministres chargés de l’Eau en Afrique (AMCOW). Cette coopération régionale vise à “coordonner les stratégies d’adaptation et d’atténuation face aux impacts du dérèglement climatique et à la perte alarmante de biodiversité”.
“Il est impératif d’opter pour une approche solidaire et concertée si nous voulons préserver cette ressource vitale et assurer la croissance économique, la paix et la réduction durable de la pauvreté sur notre continent”, a plaidé le Président de la SOGEM en conclusion de son intervention très applaudie.
Seydou Sané prône donc une gestion intégrée des cours d’eau internationaux en Afrique, enjeu critique pour le développement futur de la région selon de nombreux experts.


