
À l’occasion de la Tamkharite, le thiéré s’impose une nouvelle fois comme le plat emblématique des célébrations au Sénégal. Bien plus qu’un simple repas, ce couscous de mil symbolise le partage, la solidarité et la transmission d’un savoir-faire ancestral entre les générations.
Dans les familles, les préparatifs débutent dès les premières heures de la journée. Les marchés sont pris d’assaut, tandis que les femmes s’attellent à une préparation exigeante qui demande patience et précision, du nettoyage du mil jusqu’aux différentes cuissons à la vapeur.
Le roulage des grains, réalisé à la main, constitue l’étape la plus délicate. Dans certaines localités, l’ajout de lalo, une poudre de feuilles de baobab séchées, permet d’obtenir une texture encore plus fine et légère.
À la tombée de la nuit, les plats de thiéré sont partagés entre voisins, proches et amis. Cette tradition, profondément ancrée dans la culture sénégalaise, fait de la Tamkharite un moment de communion où gastronomie, hospitalité et héritage se rejoignent.
Par Komi ABLE


