
En Côte d’Ivoire, plusieurs journalistes alertent sur une dégradation de la liberté de la presse, évoquant des tentatives de corruption, des intimidations et un climat général propice à l’autocensure. Ces professionnels estiment que la liberté d’expression reste encadrée par des pressions politiques et économiques persistantes.
La récente tentative d’influence sur la direction de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) a ravivé les tensions dans le secteur. Pour certains observateurs, cet épisode illustre les rapports parfois conflictuels entre les autorités et les organisations professionnelles de presse.
Le journaliste César Etou dénonce un environnement marqué par de nombreuses sanctions et pressions. Il évoque également des convocations répétées de journalistes à la brigade de recherche malgré la dépénalisation des délits de presse, estimant que ces pratiques fragilisent l’exercice du métier.
Sur le plan économique, la précarité demeure un enjeu majeur. Salaires insuffisants, dépendance aux partenariats financiers et contraintes éditoriales alimentent, selon plusieurs journalistes, des formes d’autocensure. Des accusations que le gouvernement rejette, rappelant ses efforts de lutte contre la désinformation et affirmant que la liberté de la presse est garantie dans le pays.
Par Komi ABLE



