
La Coupe du monde 2026 a officiellement débuté ce 11 juin aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Mais derrière la fête du football, les controverses liées à la politique migratoire américaine occupent déjà le devant de la scène. Dans un rapport publié en mars dernier, Amnesty International avait alerté sur le risque de voir le tournoi devenir une « scène de répression » pour certains participants et supporters.
Les premières difficultés n’ont pas tardé à apparaître. L’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, pourtant détenteur d’un visa valide, a été refoulé à son arrivée à Miami après plusieurs heures de contrôle. La situation suscite des interrogations sur les conséquences du durcissement des mesures migratoires visant plusieurs pays.
Les délégations africaines font également état de contrôles renforcés. Des images largement relayées sur les réseaux sociaux montrent notamment les joueurs sénégalais soumis à des fouilles et vérifications de sécurité dès leur arrivée sur le sol américain. Plusieurs supporters africains et caribéens auraient également rencontré des difficultés d’accès au territoire.
Parallèlement, la contestation sociale gagne certains sites de la compétition. À Los Angeles, des milliers d’employés du SoFi Stadium menacent de faire grève pour réclamer de meilleures conditions de travail et s’opposent à une éventuelle présence des services de l’immigration dans l’enceinte sportive. Une situation qui ajoute une dimension politique inattendue à ce Mondial déjà sous haute tension.
Par Komi ABLE


