
À l’occasion de la présentation de son gouvernement de 30 membres, le Premier ministre Al Aminou Lo a tenu un discours qui a été largement interprété comme une série de piques adressées à son prédécesseur, Ousmane Sonko, dans un contexte marqué par les tensions entourant la formation du nouvel exécutif.
Sans jamais citer nommément le président de Pastef, le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité de placer « la Patrie et la République au-dessus de toute considération partisane ». Une déclaration perçue par de nombreux observateurs comme une réponse aux critiques formulées après la non-participation officielle de Pastef au gouvernement.
Al Aminou Lo a également révélé que les consultations ayant conduit à la composition de l’équipe gouvernementale avaient associé toutes les parties concernées, y compris Ousmane Sonko. Une précision qui semble viser à dissiper les accusations d’exclusion avancées par certains responsables du parti.
Défendant un « gouvernement de mission », le Premier ministre a mis en avant la recherche de résultats, la cohérence institutionnelle et la mobilisation des compétences nationales. Il a enfin réaffirmé son engagement à mettre en œuvre la vision du président Bassirou Diomaye Faye pour bâtir un Sénégal souverain, juste et prospère.
Par Komi ABLE


