
À Louga, les motos « Jakarta » occupent une place centrale dans le transport des personnes et des marchandises. Malgré la forte chaleur qui frappe le Ndiambour depuis le début du mois de mai 2026, les conducteurs poursuivent leurs activités dans les rues de la ville, à la recherche de clients devant les gares routières et les grands axes.
Face à la difficulté de trouver un emploi, de nombreux jeunes se sont reconvertis dans ce secteur devenu un véritable moyen de survie. Cette activité attire aussi bien des ouvriers que des diplômés sans emploi. Chaque jour, ces conducteurs assurent l’essentiel de la mobilité urbaine et parviennent à générer des revenus pour soutenir leurs familles.
Papa Fall, ancien maçon devenu conducteur de « Jakarta », explique avoir abandonné son premier métier à cause de l’asthme. Depuis 2021, il gagne sa vie grâce à sa moto, avec des recettes quotidiennes variant entre 6.000 et 7.000 FCfa. Selon lui, ce travail lui permet de subvenir correctement aux besoins de son foyer.
Même des anciens étudiants rejoignent ce secteur. Un ex-étudiant de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, diplômé en anglais, affirme avoir choisi cette activité pour éviter l’oisiveté, faute d’avoir trouvé un emploi après ses études.
Par Komi ABLE


