
Au Tchad, le débat sur l’efficacité de l’armée refait surface. Plusieurs observateurs soulignent que le pays compterait un nombre particulièrement élevé de généraux, parfois comparé, de façon ironique, à celui des États-Unis, première puissance militaire mondiale.
Cette situation alimente les critiques alors que le pays reste confronté à des mouvements rebelles actifs dans certaines régions. Malgré l’expérience reconnue des Forces armées tchadiennes, la lutte contre ces groupes demeure complexe, notamment en raison de l’immensité du territoire et des zones désertiques difficiles d’accès.
Dans ce contexte, le recours à l’appui militaire de la France suscite également des débats. Certains analystes estiment que cette coopération s’inscrit dans les accords stratégiques entre les deux pays et dans la lutte contre l’insécurité au Sahel.
Pour d’autres, la multiplication des grades élevés soulève la question de l’organisation et de l’efficacité réelle de la hiérarchie militaire dans la gestion des crises sécuritaires.
Par Komi ABLE


