
Fatigués par des mois de guerre, les habitants de Khartoum ont malgré tout célébré ensemble le retour du ramadan. Dans les rues encore marquées par les stigmates du conflit, des hommes se sont rassemblés pour rompre le jeûne lors du premier jour du mois sacré musulman, dans une atmosphère mêlant émotion et espoir.
Certains, revenus récemment d’exil, tentent de retrouver leurs repères dans une capitale profondément transformée. « Les choses vont mieux qu’avant. Dieu merci, les responsables de la mosquée Sanhori nous ont redonné nos souvenirs, les bons moments que nous avons connus ; ils nous ont redonné espoir », confie Ahmed Dafaa Allah, un habitant.
C’est en avril 2023 que les combats ont éclaté dans la capitale soudanaise entre l’armée régulière et les Forces de soutien rapide. Le conflit s’est rapidement étendu à l’ensemble du pays, causant des dizaines de milliers de morts et le déplacement de millions de personnes.
Pendant près de deux ans, la grande agglomération formée par Khartoum, Omdurman et Bahri a été ravagée par la guerre, avant que l’armée ne reprenne le contrôle de la capitale en mars dernier. Aujourd’hui, malgré les cicatrices, le ramadan apparaît comme un symbole de résilience et de renouveau.
Par Komi ABLE


