
Le Ghana s’apprête à franchir une étape diplomatique majeure. En mars prochain, le pays déposera une résolution devant l’Organisation des Nations unies afin que la traite transatlantique des Africains réduits en esclavage soit officiellement qualifiée de « plus grave crime contre l’humanité ».
L’annonce a été faite par le président John Dramani Mahama à l’issue du sommet annuel de l’Union africaine à Addis-Abeba. Selon lui, cette initiative marque une première étape vers une reconnaissance internationale formelle de l’ampleur et de la gravité de la traite négrière.
Le chef de l’État a indiqué que des consultations ont été menées avec plusieurs partenaires internationaux et que le soutien affiché par l’Union africaine renforce les chances d’aboutissement.
Le texte soumis à l’Assemblée générale prendra la forme d’une déclaration solennelle sur la traite des Africains et l’asservissement fondé sur des critères raciaux, qualifiés de crime d’une gravité exceptionnelle contre l’humanité.
Par Komi ABLE


