
En Haïti, le Conseil présidentiel de transition a été dissous samedi, mettant un terme à un mandat de deux ans jugé mitigé. L’institution n’a pas réussi à organiser les élections attendues, freinée par la violence des gangs qui sévissent dans de larges pans de la capitale et du pays.
Désormais, tous les pouvoirs exécutifs sont concentrés entre les mains du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, qui bénéficie du soutien de la communauté internationale. « Le Conseil présidentiel a accompli sa mission en ouvrant la voie à une gouvernance attentive aux questions de sécurité et aux enjeux électoraux », a-t-il déclaré.
Le chef du gouvernement a la lourde tâche de remettre l’île sur les rails. Sécurité, dialogue national et organisation d’élections sont parmi les principaux défis auxquels il est confronté. Le pays attend des élections présidentielles depuis 2016 et est privé de chef d’État depuis l’assassinat de Jovenel Moïse en 2021.
Selon l’ONU, la violence des gangs a fait plus de 6 000 victimes en 2025, alors qu’ils contrôlent près de 90 % de Port-au-Prince.
Par Komi ABLE


