
Longtemps perçue comme une maladie des personnes âgées, l’hypertension artérielle touche désormais de plus en plus de jeunes adultes, voire des adolescents en Afrique. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 46 % des adultes africains vivent avec l’hypertension, mais seuls 27 % en ont conscience. Un chiffre alarmant qui révèle l’ampleur d’un mal souvent invisible.
Cette pathologie est aujourd’hui un véritable problème de santé publique chez les jeunes. Des millions d’entre eux évoluent avec une pression artérielle élevée, s’exposant à des complications graves telles que les accidents vasculaires cérébraux, les crises cardiaques, l’insuffisance rénale ou encore des troubles cognitifs précoces, parfois mortels.
La progression de l’hypertension s’explique par plusieurs facteurs : alimentation ultra-transformée riche en sel et en graisses, sédentarité, stress chronique, pression économique, consommation d’alcool et de tabac. Pourtant, un simple suivi médical régulier permettrait une détection précoce. Sensibiliser et éduquer la jeunesse reste donc essentiel pour inverser cette tendance inquiétante.
Par Komi ABLE


