
Le Fonds d’impulsion de la microfinance (FIMF) a lancé, hier à Dakar, un atelier de formation de trois jours dédié à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). Destinée aux institutions de microfinance (IMF), cette initiative s’inscrit dans une dynamique de sécurisation et de professionnalisation accrue du secteur, confronté à des risques financiers de plus en plus complexes.
Selon Mamadou Diouf, directeur exécutif de l’Association des professionnels des institutions de microfinance, les IMF occupent une place stratégique dans le dispositif national de LBC/FT, en raison notamment de leur forte implantation dans les zones reculées. Cette proximité avec les populations les expose à des vulnérabilités spécifiques, nécessitant un renforcement constant des mécanismes de contrôle interne et de vigilance.
Au cours de ces trois jours, les participants travailleront sur l’élaboration de manuels de procédures, l’évaluation des risques et l’harmonisation des pratiques avec les normes en vigueur. L’objectif est de renforcer la résilience, la conformité réglementaire et la crédibilité durable des institutions membres du secteur.
Par Komi ABLE


