
Un second procès lié au massacre du 28 septembre 2009 s’est ouvert jeudi 18 décembre devant un tribunal de Conakry, dans la continuité du processus judiciaire engagé après près de deux années de débats lors du premier procès historique.
Sept personnes sont poursuivies pour leur implication présumée dans les violences qui avaient fait au moins 156 morts, selon une commission d’enquête internationale mandatée par l’ONU. Des centaines de personnes avaient également été blessées et au moins 109 femmes violées ou séquestrées. Trois accusés, dont le colonel Gono Sangaré, sont toujours en fuite.
Les prévenus présents à l’audience ont comparu sous forte escorte. Le colonel Bienvenu Lamah, incarcéré depuis novembre 2022, est notamment poursuivi pour meurtre, viol et torture. Les autres accusés répondent de faits de complicité.
Le premier procès avait conduit à la condamnation de l’ex-président Moussa Dadis Camara, avant sa grâce controversée. Ce second procès est attendu comme une nouvelle étape clé dans la quête de justice et de vérité.
Par Komi ABLE


