
Au Sénégal, l’enseignement privé joue un rôle central dans la scolarisation, avec plus de 5.200 établissements accueillant près d’un tiers des élèves du pays. Pourtant, malgré son importance stratégique, le secteur reste largement informel. Une étude du cabinet Osmose révèle que seuls 9 % des établissements sont formalisés, la majorité ne disposant ni de Ninea ni de registre de commerce.
Les chiffres sont alarmants : plus de 90 % des écoles privées évoluent hors des cadres administratifs et fiscaux, 70 % ne tiennent aucune comptabilité structurée et plus de 80 % ne déclarent pas leurs obligations fiscales. Cette situation fragilise la pérennité des établissements et limite l’action régulatrice de l’État.
Face à ce constat, le Conseil des acteurs et partenaires de l’enseignement privé (Capep) lancera, le 18 décembre prochain, en partenariat avec Osmose, un programme national inédit de mise en conformité administrative, comptable, fiscale et sociale. Une initiative soutenue par les autorités, visant à moderniser durablement le sous-secteur et à améliorer la qualité de l’éducation.
Par Komi ABLE


