
La présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan fait face à une vague de critiques après les restrictions d’Internet et les accusations d’atteintes à la démocratie, survenues à la veille des élections générales d’octobre 2025. Plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent un climat politique étouffant marqué par des coupures d’accès aux réseaux sociaux et des limitations de la liberté de la presse.
Selon divers médias locaux et internationaux, la Tanzania Communications Regulatory Authority aurait ordonné le blocage de certaines plateformes, notamment X (ex-Twitter), invoquant des « raisons de sécurité nationale ». Ces mesures, perçues comme une manœuvre pour restreindre la libre expression, ont suscité de vives réactions au sein de la société civile et de l’opposition.
Face à la controverse, le gouvernement assure que ces décisions visent à préserver la stabilité du pays. Cependant, plusieurs observateurs estiment qu’elles traduisent une dérive autoritaire et remettent en cause les espoirs de réforme démocratique qui avaient accompagné l’arrivée au pouvoir de Samia Suluhu Hassan en 2021.
Par Komi ABLE


