
En Guinée, les résultats provisoires du référendum constitutionnel de dimanche continuent de diviser. Avec 89 % de suffrages favorables et un taux de participation annoncé à 86 %, le camp présidentiel salue une « victoire historique » et parle d’un plébiscite en faveur des réformes engagées. Le gouvernement assure que ce résultat traduit la confiance du peuple dans le projet de nouvelle Constitution.
Mais l’opposition, elle, dénonce une « mascarade électorale ». Plusieurs de ses leaders contestent la crédibilité des chiffres annoncés par la commission électorale, qu’ils estiment largement gonflés. Ils accusent les autorités d’avoir orchestré des fraudes massives, allant du bourrage d’urnes à l’intimidation des électeurs. Pour eux, ce référendum n’est qu’un passage en force visant à consolider le pouvoir en place.
Dans ce climat tendu, la société civile guinéenne appelle au calme et à la transparence. Certains observateurs redoutent une escalade de la contestation dans la rue si les autorités ne parviennent pas à instaurer un dialogue avec leurs opposants. Alors que la proclamation des résultats définitifs est attendue, l’avenir politique du pays reste suspendu à la capacité des acteurs à éviter une nouvelle crise.
Par Komi ABLE


