
En visite officielle au Burkina Faso, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a marqué les esprits par un discours audacieux et une posture diplomatique qui tranche avec les usages traditionnels. Portant un message de solidarité panafricaine et de souveraineté partagée, Sonko incarne une nouvelle génération de leaders qui veulent refonder les relations entre États africains sur la base du respect mutuel et des intérêts communs.
« Il faut oser repenser notre diplomatie, non pas à travers le prisme des anciennes puissances, mais en fonction de nos réalités, de nos besoins, et de nos peuples », a-t-il déclaré à Ouagadougou, saluant la résilience du peuple burkinabè face aux défis sécuritaires.
Sa visite, saluée par les autorités de la transition burkinabè, s’inscrit dans une dynamique de rapprochement avec les États membres de l’AES (Burkina Faso, Mali, Niger), à l’heure où la CEDEAO tente de restaurer l’unité régionale. Plus qu’un geste symbolique, cette initiative confirme l’émergence d’un leadership africain décomplexé, qui entend faire de la diplomatie un levier de transformation plutôt qu’un simple outil de protocole.
Avec cette approche, Ousmane Sonko se positionne comme l’un des acteurs clés d’une diplomatie africaine nouvelle, plus audacieuse, souveraine et connectée aux aspirations des peuples.
Par Komi ABLE


