
Après une 8ᵉ édition particulièrement réussie, la présidente du comité d’organisation de Dunenyo Zà, la conseillère municipale, Asoupui GOZO, revient sur les efforts consentis, les acquis, les difficultés rencontrées et les perspectives pour les prochaines éditions de cette grande fête réunissant les communautés Aflao, Bè et Agoè-Nyivé.
Quel bilan faites-vous de cette 8ᵉ édition de Dunenyo Zà ?
Nous pouvons considérer que le bilan est largement positif, avec un taux de réussite que nous estimons à 90 %. Notre plus grande satisfaction est d’avoir réussi à faire de Dunenyo Zà un véritable cadre de communion, de solidarité, de partage et d’échanges entre les communautés Aflao, Bè et Agoè-Nyivé.
Au-delà des différentes activités culturelles et festives, l’essentiel était de rapprocher nos communautés, de renforcer les liens entre elles et de permettre aux filles et fils de se retrouver autour de leurs histoires, de leurs valeurs et de leur patrimoine culturel.
Cette réussite est-elle le résultat d’importants efforts du comité d’organisation ?
Absolument. Une manifestation de cette envergure exige beaucoup d’engagement, de disponibilité et de sacrifices. Durant toute la préparation, nous avons travaillé avec les différentes commissions afin de mettre en place les conditions nécessaires à la réussite de la fête.
En tant que présidente du comité d’organisation, j’ai personnellement consacré beaucoup de temps et d’énergie à cette mission. Il a fallu coordonner les équipes, suivre les préparatifs, gérer les imprévus et trouver des solutions aux difficultés qui se présentaient au fur et à mesure.
Je tiens toutefois à préciser que cette réussite est avant tout une œuvre collective. Aucun président de comité ne peut réussir seul. Elle est le fruit du travail des commissions, des bénévoles, des partenaires, des natifs des trois communautés et de toutes les bonnes volontés qui ont contribué à la réalisation de cette édition.
Comment cette édition a-t-elle été financée ?
Le financement a essentiellement reposé sur les contributions des filles et fils natifs des trois communautés, auxquelles se sont ajoutés des appuis extérieurs provenant de partenaires et d’autres bonnes volontés.
Cette mobilisation financière témoigne de l’attachement des populations à Dunenyo Zà et à la préservation de notre patrimoine culturel. Chacun, selon ses moyens, a apporté sa contribution. C’est cette solidarité qui nous a permis de disposer des ressources nécessaires à l’organisation de cette édition.
Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?
Malgré le résultat obtenu, nous avons rencontré quelques difficultés. La principale concerne la coordination entre certaines commissions. La circulation de l’information n’a pas toujours été suffisamment fluide, ce qui a parfois rendu difficile la prise de décisions ou l’exécution de certaines tâches dans les délais.
Nous avons également enregistré des retards au niveau de certains prestataires. Ces situations nous ont obligés à procéder à des réajustements et à trouver des solutions dans l’urgence. Heureusement, grâce à la détermination de l’équipe, ces difficultés n’ont pas affecté fondamentalement le déroulement de la célébration.
Quelles leçons tirez-vous de cette expérience ?
La principale leçon est qu’une organisation de cette dimension doit reposer sur une coordination permanente et une circulation rapide de l’information. Chaque commission doit connaître à temps les décisions prises et les responsabilités qui lui sont confiées.
Pour les prochaines éditions, nous devons donc améliorer le mécanisme de communication entre les commissions, renforcer le suivi des prestataires et surtout anticiper davantage les éventuelles difficultés. Si nous voulons passer de 90 % de réussite à une organisation encore plus aboutie, nous devons tirer profit des insuffisances constatées cette année.
Cette édition peut-elle être considérée comme l’une des fêtes traditionnelles les mieux organisées au Togo ?
Les échos recueillis après la célébration sont particulièrement encourageants. Au regard de la mobilisation, de la participation des différentes communautés, de la qualité des activités et du niveau d’engagement des différents acteurs, cette édition de Dunenyo Zà a été largement saluée.
Selon les appréciations recueillies, elle figure parmi les organisations de fêtes traditionnelles qui ont particulièrement marqué les esprits ces dernières années au Togo. Mais nous devons rester humbles. Pour nous, cette réussite n’est pas une fin en soi. Elle constitue plutôt une base sur laquelle nous devons construire pour faire encore mieux lors des prochaines éditions.
Quel message adressez-vous aux différents acteurs ?
Je voudrais, avant tout, exprimer ma profonde gratitude à Son Excellence Faure Essozimna GNASSINGBÉ, Président du Conseil, pour son accompagnement et l’intérêt accordé à la valorisation de notre patrimoine culturel. Mes remerciements vont également à Komi Selom KLASSOU, Président de l’Assemblée nationale, à Isaac TCHIAKPE, ministre de la Culture, du Tourisme et des Arts et représentant personnel du Président du Conseil, à Memounatou IBRAHIMA, présidente du Parlement de la CEDEAO, ainsi qu’à Yawa KOUIGAN, ministre de la Communication, pour leur présence et leur soutien. Je salue également, le Gouverneur, les préfets du Golfe et d’Agoè-Nyivé, les honorables députés à l’Assemblée nationale, notamment Ayao Gaston DZREKE, Akuélé Yevona Adanlété LAWSON et Ameyo Dianti Lumen M’BOMA, ainsi que toutes les personnalités qui ont contribué à la réussite de cette célébration.
Je tiens à remercier chaleureusement tous les chefs cantons des communautés Aflao, Bè et Agoè-Nyivé, dont l’engagement a contribué à donner à Dunenyo Zà toute sa dimension traditionnelle et fraternelle. Une reconnaissance particulière au chef canton d’Aflao-Gakli, Togbui DZIDZOLI DETU X, qui a accueilli cette célébration sur ses terres. Mes remerciements vont également aux mairies des communes des Golfes 5, 1, 2, 6 et 7, ainsi qu’à celles des Agoè-Nyivé 1 et 5, les conseillers régionaux et chers collègues municipaux. Une mention spéciale au maire du Golfe 5, Kossi Agbenyega ABOKA, pour avoir accueilli cette grande célébration, et à son 3ᵉ adjoint, Koubalo BADJAMLA, pour son précieux appui au volet culturel.
Mes sincères remerciements à la forte délégation des chefs de canton des Savanes, de la Kara, d’Atakpamé et de Sokodé, ainsi qu’aux groupes culturels Kamou et Soo du Grand Lomé, pour leur présence remarquable à cette grande célébration. Leur contribution a grandement rehaussé l’éclat de cette édition de Dunenyo Zà.
Enfin, j’adresse mes sincères remerciements aux filles et fils des communautés Aflao, Bè et Agoè-Nyivé, aux membres des différentes commissions, aux bénévoles, aux partenaires, aux prestataires et à toutes les bonnes volontés qui ont contribué financièrement, matériellement ou moralement à la réussite de cette édition. Je fais également un coucou particulier à toutes les femmes du Grand Lomé, spécialement celles d’Agoè-Nyivé, pour leur mobilisation et leur dynamisme.
À toutes et à tous, je dis merci.
Fin de l’entretien
Par Komi ABLE


