
De Dakar au Grand Paris Express, de l’Union africaine au G7 : un parcours international au service d’une ambition, celle de transformer les territoires et de mieux répartir les opportunités de développement.
Intellectuel raffiné, ingénieur de formation et patriote africain engagé, Serigne Ndiaye défend une conviction : l’Afrique doit prendre en main son destin en misant sur la compétence, l’innovation et le travail. Au Sénégal, cette vision se traduit aujourd’hui par une attention particulière portée aux villes secondaires et à leur potentiel économique.
Un ingénieur formé à l’école de l’excellence
Le parcours de Serigne Ndiaye commence au Sénégal.
Titulaire d’un baccalauréat S1, le jeune mathématicien, surnommé par ses camarades « Thalès de Milet », intègre l’École Polytechnique de Dakar. Après deux années de formation, il obtient son DUT avant de poursuivre son parcours en France au sein du très sélectif cursus des grandes écoles d’ingénieurs.
En 2015, il décroche son diplôme de l’École Nationale des Travaux Publics de l’État (ENTPE).
Cette formation marque le début d’une carrière consacrée aux infrastructures et aux grands projets d’aménagement.
Du Grand Paris Express aux grands projets structurants
En France, Serigne Ndiaye participe à plusieurs projets majeurs de la région parisienne.
Son parcours l’amène notamment à intervenir dans le cadre du Grand Paris Express, sur des composantes liées aux lignes 15, 16 et 17, ainsi qu’au projet EOLE.
Au fil de ces expériences, il développe une expertise dans la conduite de projets complexes, avec une approche couvrant à la fois les dimensions techniques, financières et opérationnelles.
Une expérience particulièrement significative pour un ingénieur appelé à réfléchir aux problématiques d’aménagement et de mobilité dans des territoires en pleine transformation.
L’Afrique au cœur de son engagement
Mais l’expérience professionnelle ne suffit pas à définir Serigne Ndiaye.
Son parcours est également marqué par un engagement panafricain assumé.
En 2018, à l’issue d’un appel à candidatures lancé dans les 55 États membres de l’Union africaine, sa candidature est retenue parmi 708 postulants pour intégrer le Conseil consultatif auprès du Président de la Commission de l’Union africaine.
Il participe alors aux réflexions consacrées notamment à la jeunesse, à l’emploi, à l’entrepreneuriat et à la construction d’un environnement favorable au développement des startups et des PME africaines.
Une expérience qui lui permet de confronter son expertise aux réalités et aux ambitions d’un continent en quête de nouvelles trajectoires de développement.
Au G7, une autre lecture des enjeux internationaux
En 2019, son parcours international se poursuit avec une responsabilité particulière : il conduit la délégation africaine au sein de l’un des groupes d’engagement du G7 de Biarritz.
Cette expérience l’expose davantage aux grands débats internationaux et aux mécanismes de dialogue entre l’Afrique et les principales puissances économiques mondiales.
Pour Serigne Ndiaye, cette ouverture internationale nourrit une conviction : le développement de l’Afrique doit être pensé à partir de ses propres intérêts, de ses compétences et de ses capacités à valoriser ses territoires.
Faire des villes secondaires de nouveaux pôles de croissance
C’est précisément cette vision qui trouve aujourd’hui une traduction dans son approche de l’aménagement du territoire sénégalais.
L’enjeu, selon cette orientation, n’est plus de concentrer les investissements dans les seules grandes métropoles. Il s’agit également de donner aux villes secondaires les infrastructures nécessaires pour devenir de véritables pôles économiques.
Avec le PA2VS – Programme d’Aménagement des Voiries des Villes Secondaires, la dynamique engagée autour de PROMOVILLES entend ainsi élargir l’effort d’aménagement aux territoires secondaires.
L’objectif est de mieux connecter ces villes aux grands pôles économiques, aux marchés nationaux et, à terme, aux circuits de l’économie internationale.
Désenclaver pour créer des opportunités
Derrière cette politique d’aménagement se trouve un enjeu essentiel : le désenclavement économique.
Une infrastructure ne constitue pas seulement un ouvrage physique. Elle peut faciliter les déplacements, réduire certaines contraintes logistiques, améliorer l’accès aux services et favoriser l’activité économique.
Pour les villes secondaires, l’enjeu est donc de pouvoir mieux valoriser leurs ressources, attirer davantage d’investissements et offrir aux populations, notamment aux jeunes, un accès élargi aux opportunités.
Routes, mobilité, attractivité économique et développement territorial deviennent ainsi les différentes composantes d’une même ambition : mieux répartir les fruits de la croissance.
Une vision : transformer les territoires pour transformer les destins
De Dakar au Grand Paris Express, de l’Union africaine au G7, le parcours de Serigne Ndiaye s’est construit à la croisée de l’ingénierie, de l’international et de l’engagement africain.
Aujourd’hui, son ambition s’inscrit dans une problématique profondément sénégalaise : comment faire des territoires des acteurs à part entière du développement national ?
La réponse passe notamment par des infrastructures adaptées, une meilleure connexion entre les villes, le développement de l’activité économique locale et la création de conditions favorables à l’investissement.
Car transformer un territoire, ce n’est pas seulement construire.
C’est connecter. C’est désenclaver. C’est créer des opportunités. Et surtout, c’est donner aux populations les moyens de construire leur propre avenir.
Par Thiathia



