
24 ans après le naufrage du Joola, le Sénégal se souvient. Dans les familles endeuillées, l’absence reste vive et l’attente demeure : celle de voir les restes du bateau renfloués, pour honorer les disparus et inscrire durablement cette tragédie dans la mémoire nationale.
Une nuit qui a changé le destin de milliers de familles
Le 26 septembre 2002, le Joola sombrait au large des côtes gambiennes. En quelques heures, le Sénégal basculait dans le deuil.
Des milliers de passagers ont péri dans cette catastrophe maritime qui demeure l’une des plus douloureuses de l’histoire du pays. Derrière l’ampleur du drame, il y a surtout des vies brisées : des parents, des enfants, des époux, des frères, des sœurs et des amis dont l’absence continue de peser sur leurs proches.
En Casamance, le traumatisme est particulièrement profond. Le Joola est devenu un nom qui traverse les générations, associé à des souvenirs familiaux, à des photographies conservées précieusement et à des histoires que l’on continue de raconter.
Vingt-quatre ans plus tard, une attente demeure
Le temps a passé. Mais pour de nombreuses familles, le deuil reste marqué par une attente : le renflouement des restes du Joola.
Cette demande dépasse la seule question de l’épave.
Pour les proches des victimes, elle renvoie à la dignité des disparus, au devoir de mémoire et à la possibilité de disposer d’un symbole concret autour duquel continuer à se recueillir.
Au fond, ce que ces familles demandent, c’est de ne pas laisser le temps effacer les traces de ceux qu’elles ont perdus.
Le renflouement représente ainsi, pour celles et ceux qui l’espèrent, une étape importante dans le travail de mémoire. Il ne s’agit pas de rouvrir les blessures, mais de donner une place durable aux disparus dans l’histoire du Sénégal.
Une tragédie qui ne doit pas devenir une simple date
Chaque 26 septembre, les hommages se succèdent. Mais le devoir de mémoire ne peut se limiter à une commémoration annuelle.
Le Joola doit continuer à être raconté, documenté et enseigné aux nouvelles générations.
Car derrière les chiffres se trouvent des milliers de destins. Derrière chaque victime, une famille. Derrière chaque famille, une histoire.
Oublier le Joola, ce serait aussi oublier ceux qui ont disparu cette nuit-là.
La mémoire est donc une responsabilité collective. Elle appartient aux familles, mais aussi à la nation tout entière.
La Casamance n’oublie pas
Vingt-quatre ans après, la douleur demeure, mais elle s’accompagne d’une volonté de transmettre.
Transmettre les témoignages.
Préserver les souvenirs.
Écouter les familles.
Honorer les victimes.
Et surtout, ne jamais permettre que cette tragédie soit reléguée aux seules archives de l’histoire.
En ce 26 septembre 2026, le Sénégal se recueille une nouvelle fois.
Le Joola n’est pas seulement le souvenir d’un naufrage. C’est une mémoire nationale, une blessure collective et une exigence de dignité.
Une prière pour les victimes
En cette journée de commémoration, la Direction de Thiare Global Vision s’incline avec respect devant la mémoire de toutes les victimes du Joola.
Nous pensons à leurs familles, à leurs proches et à toutes celles et ceux qui, depuis 24 ans, continuent de vivre avec une absence qui ne disparaît pas.
Qu’Allah, dans Son infinie Miséricorde, accueille toutes les victimes du Joola dans Son Paradis.
Qu’Il apaise les cœurs des familles endeuillées, leur accorde patience et courage et accompagne leurs espoirs.
Que la mémoire des victimes demeure éternelle.
Que le Sénégal n’oublie jamais.
Que la Casamance n’oublie jamais.
24 ans après, nous ne vous oublions pas.
Amine.
La Direction de Thiare Global Vision
26 septembre 2026


