
Le lancement officiel de la première édition des Rencontres Internationales des Arts Populaires (FEFE I) s’est tenu ce jeudi 6 août 2026 à Lomé, à travers une conférence de presse suivie d’un spectacle. L’événement a réuni des artistes, des professionnels des arts et de la culture, des humoristes ainsi que des représentants des médias.

Cette rencontre a permis aux promoteurs de présenter leur vision d’un festival destiné à redonner toute sa place au riche patrimoine culturel togolais.

Prévue du 26 au 28 août 2026 dans la préfecture de l’Avé, notamment à Badja, cette première édition mettra à l’honneur le concert-party, les contes, les danses du terroir, les proverbes, les devinettes et d’autres expressions de l’oralité.

« Notre ambition est de réunir toutes ces formes d’expression dans un même espace afin de préserver et transmettre notre héritage aux jeunes générations », a expliqué Kokou AGBLETA, l’un des promoteurs.

Dans son mot de circonstnace, Marcel DJONDO, l’un des initiateurs, a insisté sur la portée du projet. « Nous voulons mettre en valeur le patrimoine matériel et immatériel du Togo. Notre culture est une richesse qui peut contribuer au développement économique du pays tout en profitant à toutes les populations », a-t-il déclaré. Selon lui, FEFE entend créer un pont entre les savoirs ancestraux et les réalités contemporaines, afin de montrer que la tradition demeure une source d’innovation et de créativité.

Les organisateurs souhaitent également faire de FEFE un rendez-vous incontournable de promotion culturelle, capable de renforcer le tourisme, de soutenir les artistes et de favoriser les échanges entre les différentes communautés. « Comme l’oiseau Sankofa, nous regardons le passé pour construire l’avenir. Il ne s’agit pas de nostalgie, mais de réinventer nos traditions pour les transmettre dans un langage accessible aux nouvelles générations », ont-ils souligné.

Au-delà de son caractère festif, FEFE se présente comme un véritable outil de valorisation de l’identité nationale. En célébrant les arts populaires et le patrimoine oral, cette initiative ouvre de nouvelles perspectives pour l’économie culturelle togolaise, tout en renforçant la cohésion sociale. Les promoteurs espèrent faire grandir ce rendez-vous afin qu’il devienne, dans les prochaines années, une rencontre internationale de référence pour les arts populaires en Afrique de l’Ouest.
Par Komi ABLE



