
Le professeur Maurice Soudieck Dione estime que les réformes institutionnelles doivent préserver l’équilibre du modèle politique sénégalais. Selon lui, les changements invalidés allaient au-delà d’une simple modification des pouvoirs.
L’universitaire rappelle que le présidentialisme sénégalais, issu de la crise de 1962 entre Senghor et Mamadou Dia, a contribué à plus de soixante ans de stabilité politique.
Il plaide toutefois pour des ajustements visant à renforcer l’État de droit, notamment sur les libertés publiques, les pouvoirs du procureur et la protection de la présomption d’innocence.
Maurice Soudieck Dione appelle ainsi à une réforme consensuelle, capable de moderniser les institutions sans fragiliser les acquis démocratiques du Sénégal.
Par Komi ABLE


