
En Afrique du Sud, la recrudescence des violences xénophobes dans la province du KwaZulu-Natal ravive de profondes inquiétudes. À Durban, des étrangers, notamment sénégalais, vivent dans la peur face à des attaques de plus en plus violentes et ciblées.
Ce phénomène s’inscrit dans un contexte socio-économique tendu. Le chômage massif et la précarité alimentent un sentiment de frustration chez certains citoyens sud-africains. Les migrants deviennent alors des boucs émissaires, accusés d’occuper des niches économiques jugées stratégiques.
Les témoignages recueillis révèlent une réalité alarmante : commerces fermés, agressions à l’arme blanche et déplacements forcés. Pour de nombreux expatriés, l’intégration cède la place à une logique de survie, fragilisant le tissu social et économique local.
Face à cette crise, l’État sud-africain est interpellé sur sa capacité à garantir la sécurité de tous. Les pays d’origine, dont le Sénégal, doivent également renforcer leur protection consulaire et leur diplomatie préventive.
Par Komi ABLÉ


