
Après 17 ans de fermeture, le zoo de Tripoli a rouvert ses portes, offrant aux habitants un rare moment de détente dans un pays encore marqué par des années de conflit et d’instabilité.
Construit en 1985 et fermé en 2009 pour rénovation, le site avait été fortement affecté par la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011 et les violences qui ont suivi. Abandonné pendant les combats, le parc a subi d’importantes pertes, avec des installations endommagées et de nombreux animaux disparus.
Aujourd’hui, dans un contexte de calme relatif, les familles reviennent progressivement. À la réouverture, des centaines de visiteurs ont afflué, notamment durant la période de l’Aïd, redécouvrant lions, tigres et espèces locales dans un environnement longtemps inaccessible.
Pour beaucoup, ce zoo représente bien plus qu’un simple espace de loisirs : il incarne un symbole d’espoir et de reconstruction. Les autorités libyennes ambitionnent désormais de moderniser les infrastructures et de renforcer la diversité animale, afin de redonner au site son attractivité d’antan.
Mais les défis restent importants. Les responsables insistent sur la nécessité de préserver un espace strictement civil, sans présence armée, afin d’assurer la sécurité des visiteurs et de consolider ce fragile retour à la normalité dans un pays encore divisé.
Par Komi ABLE


