
Si sa ponctualité pouvait paraître exemplaire, elle a rapidement posé problème à l’employeur. L’entreprise a expliqué que ces arrivées anticipées plaçaient la salariée seule sur le site, sans encadrement ni possibilité de commencer une activité productive, et en dehors de certaines couvertures d’assurance.
Malgré plusieurs avertissements verbaux puis écrits, la salariée a persisté dans ce comportement jugé risqué. L’employeur considérait que sa présence perturbait l’organisation interne, exposait toutes les parties à des risques juridiques et constituait un non-respect des consignes formelles.
Face à cette situation, l’entreprise a procédé en 2025 à un licenciement disciplinaire pour faute grave, entraînant la rupture du contrat sans indemnité. La décision a été contestée devant la justice par la salariée, qui estime que son comportement n’a causé aucun préjudice réel.
Cette affaire soulève des questions sur l’équilibre entre initiative individuelle et respect strict des règles internes, ainsi que sur les limites de la tolérance des entreprises face aux comportements jugés “hors cadre”.
Par Komi ABLE


