
L’État du Sénégal affiche désormais une volonté claire de relancer le secteur ferroviaire, longtemps moteur du désenclavement et du développement territorial. Dans une stratégie axée sur les pôles territoriaux, le rail redevient un levier central d’aménagement, après des années marquées par des choix politiques discutables et un déficit chronique d’investissements.
Autrefois colonne vertébrale de l’intégration économique, le chemin de fer sénégalais a progressivement perdu de son influence, supplanté par le transport routier. Fragilisé par des réformes inabouties et un manque de modernisation, il revient aujourd’hui au cœur des priorités nationales, dans un contexte d’ambition logistique renforcée.
En Conseil des ministres du 4 février, le président Bassirou Diomaye Faye a érigé le développement ferroviaire en priorité stratégique. Il a instruit le gouvernement d’évaluer les projets en cours et d’accélérer la réhabilitation de la ligne Dakar-Tambacounda.
Le chef de l’État a également insisté sur la finalisation d’une Politique ferroviaire nationale à l’horizon 2050 et sur l’amélioration du dialogue social dans le secteur.
Par Komi ABLE


