
Face à la recrudescence des crimes rituels au Gabon, le débat sur le rétablissement de la peine de mort refait surface. Longtemps abolie, cette sanction extrême est aujourd’hui évoquée par certaines autorités et figures de la société civile comme un moyen de dissuasion face à des actes jugés particulièrement barbares. Les victimes, souvent des enfants ou des personnes vulnérables, alimentent une vive émotion au sein de l’opinion publique.
Selon plusieurs responsables, les peines actuelles ne suffiraient plus à freiner des réseaux criminels organisés, motivés par des croyances mystiques et des intérêts financiers. Le retour de la peine capitale serait ainsi perçu comme un signal fort de l’État, destiné à restaurer l’autorité de la justice et à rassurer les populations.
Cependant, cette proposition divise. Les organisations de défense des droits humains rappellent que la peine de mort n’a jamais prouvé son efficacité dissuasive et appellent plutôt à renforcer les enquêtes, la prévention et l’éducation. Un débat sensible, à la croisée de la sécurité, de la justice et des droits fondamentaux.
Par Komi ABLE


