
Rien que pour l’année 2024, l’annuaire de l’état civil de Côte d’Ivoire a recensé 1 710 demandes de divorce concernant des couples civilement mariés. Un chiffre révélateur de l’évolution des dynamiques conjugales dans le pays et d’une remise en question croissante du mariage traditionnel.
Selon le juriste Roger Kessé, ces statistiques traduisent une meilleure connaissance des droits par les conjoints, notamment les femmes, mais aussi une baisse de la tolérance face aux conflits conjugaux. Il évoque plusieurs facteurs explicatifs, dont les difficultés économiques, les violences conjugales, l’infidélité, ainsi que les incompréhensions liées aux attentes modernes du couple.
Pour l’expert, la hausse des procédures de divorce ne signifie pas nécessairement un affaiblissement de la famille, mais plutôt une transformation des rapports conjugaux. Il plaide ainsi pour le renforcement de la médiation familiale et de l’éducation au mariage, afin de prévenir les ruptures et de préserver la stabilité sociale.
Par Komi ABLE


