
Face aux inquiétudes liées au recrutement croissant d’enseignants-chercheurs sénégalais par des institutions de la sous-région, le gouvernement a tenu à rassurer sur la solidité et l’attractivité du système universitaire national. Les autorités estiment que cette dynamique n’affaiblit pas les universités sénégalaises, mais s’inscrit dans une logique normale de mobilité académique.
Invité de l’émission En Vérité sur Radio Sénégal, Aldiouma Sow, ministre conseiller auprès du président de la République, a souligné que le Sénégal poursuit des investissements importants dans l’enseignement supérieur. Près de 500 nouveaux enseignants-chercheurs sont attendus dans les universités publiques afin de renforcer les capacités pédagogiques et scientifiques. « La mobilité académique est naturelle et bénéfique tant qu’elle ne devient pas une fuite des cerveaux », a-t-il affirmé.
Selon lui, cette circulation des compétences favorise l’acquisition d’expériences, le développement de réseaux et le rayonnement du Sénégal dans la sous-région. Le gouvernement prévoit par ailleurs une enveloppe de 63 milliards de francs CFA pour améliorer durablement les conditions d’enseignement, de recherche et de rétention des talents.
Par Komi ABLE


