
Guisse Pene, acteur culturel et défenseur des valeurs africaines, a adressé un message public à la chanteuse Mia Guisse, figure montante de la scène musicale sénégalaise, dans un texte mêlant témoignage personnel, analyse et appel à la responsabilité artistique.
L’auteur remonte à leur première rencontre en 2012, à une période où Mia Guisse évoluait encore dans le basket de compétition. Lors d’une rencontre professionnelle à Tambacounda, il se souvient l’avoir entendue jouer de la guitare et chanter. « Je lui avais alors dit que sa réussite se trouvait davantage dans la musique que dans le sport », rappelle-t-il.
Après plusieurs années sans contact, Guisse Pene affirme avoir suivi avec intérêt l’évolution de la carrière musicale de l’artiste, saluant son ascension et la reconnaissance progressive de son talent par le public.
Cependant, depuis près d’un an, la chanteuse se retrouve au centre de nombreuses controverses. Critiques sur ses prestations scéniques, réactions d’une partie de l’opinion publique et plaintes, notamment portées par l’organisation Jamra, alimentent un débat récurrent sur les limites de la liberté artistique et la responsabilité sociale des artistes.
Face à cette situation, Guisse Pene rappelle que le statut d’artiste implique une forte exposition médiatique, mais également un devoir moral. « Être artiste, ce n’est pas seulement séduire ou provoquer, c’est aussi inspirer, rassembler et élever », souligne-t-il.
Il insiste par ailleurs sur la place centrale de la femme dans les sociétés africaines, qu’il décrit comme un pilier culturel et social. Selon lui, l’expression artistique ne doit pas entrer en contradiction avec cette dignité, mais plutôt la mettre en valeur. « L’extravagance n’est pas une finalité, et la sensualité ne saurait être l’unique langage artistique », estime-t-il.
Dans son message, Guisse Pene appelle également à une réflexion sur la scène artistique, qu’il considère comme un espace d’offrande culturelle et non de confrontation. Il invite les artistes à privilégier des contenus porteurs de sens, capables de rassembler les publics plutôt que de diviser.
S’adressant directement à Mia Guisse et, au-delà, à l’ensemble des artistes émergents, il souligne que le public n’exige pas la perfection, mais l’authenticité et la cohérence entre l’artiste et les valeurs qu’il incarne.
En conclusion, Guisse Pene formule plusieurs recommandations : rester fidèle à son identité artistique, accueillir les critiques avec discernement, trouver un équilibre entre la personne privée et le personnage public, et faire de chaque production artistique un vecteur de respect, de fierté et de cohésion sociale.
Par ce message, l’acteur culturel entend contribuer au débat actuel sur la liberté artistique et ses limites, tout en réaffirmant sa volonté de défendre une culture qu’il juge à la fois moderne, responsable et enracinée dans les valeurs africaines.
Par Aminata Diatta


