
À 82 ans, Denis Sassou Nguesso a été officiellement investi candidat du Parti congolais du travail (PCT) pour l’élection présidentielle prévue le 22 mars 2026. Cette désignation est intervenue à l’issue du 6ᵉ congrès ordinaire du parti au pouvoir, confirmant la volonté du PCT de maintenir son leader historique à la tête du pays après plusieurs décennies de règne.
L’annonce n’a toutefois pas tardé à susciter de vives réactions au sein de la société civile et de l’opposition congolaise. Plusieurs acteurs dénoncent un manque d’alternance politique et appellent à un renouvellement de la classe dirigeante. Pour eux, cette candidature illustre la fermeture du jeu démocratique et l’absence de perspectives pour une transition politique apaisée.
« Nous avons besoin d’une alternance démocratique pour espérer un début de révolution », a déclaré Trésor Nzila, directeur exécutif du Centre d’actions pour le développement (CAD), principale organisation congolaise de défense des droits humains, cité par l’AFP. À l’approche du scrutin, le climat politique s’annonce déjà tendu.
Par Komi ABLE


