
Au Ghana, une déclaration récente d’un haut responsable de la police relance un vif débat sur les limites entre vie privée, droit conjugal et protection contre les violences domestiques. Selon le commissaire adjoint de police, Dennis Fiakpui, refuser de manière répétée des relations intimes à son partenaire pourrait, dans certaines circonstances, être assimilé à un abus émotionnel passible de poursuites pénales.
S’exprimant lors d’un entretien relayé par la presse locale, l’officier a expliqué que la loi ghanéenne sur la violence domestique, notamment l’Act 732 de 2007, reconnaît l’abus émotionnel comme une infraction. Dans ce cadre, un refus intentionnel et prolongé de relations sexuelles, lorsqu’il entraîne une détresse psychologique avérée chez le partenaire, peut donner lieu à une plainte formelle et, à terme, à des sanctions pouvant inclure une peine de prison.
Selon Dennis Fiakpui, cette disposition s’applique aussi bien aux femmes qu’aux hommes. Il a toutefois souligné que chaque situation doit être examinée au cas par cas, afin d’éviter toute interprétation excessive ou abusive de la loi.
Par Komi ABLE


