
En déplacement en Casamance dans le cadre de sa tournée économique, le Président de la République a fait, ce deuxième jour, une étape importante à Dar Es Salam. Au cœur de cette visite : le déminage et ses retombées sur la vie économique et sociale, un axe prioritaire du Plan Diomaye pour la Casamance.

Face aux populations, le Chef de l’État a rappelé que le déminage demeure une urgence nationale. Au-delà de la sécurité, il s’agit de sauver des vies, de soulager les victimes et de rendre aux communautés des terres longtemps inutilisables. « Sans terres sûres, il ne peut y avoir ni agriculture, ni investissement, ni développement », a-t-il souligné.

Dans cette zone marquée par les séquelles du conflit, la levée progressive de la menace des mines ouvre la voie au retour des activités productives, à la réinstallation des populations et à la reprise des échanges économiques. Le déminage apparaît ainsi comme un préalable à toute relance durable, mais aussi comme un facteur clé de réconciliation et de cohésion sociale.

À l’écoute des préoccupations exprimées par les habitants, le Président de la République a réaffirmé sa volonté de bâtir une Casamance définitivement pacifiée, fondée sur la sécurité humaine et un développement inclusif. Il a insisté sur la nécessité d’un dialogue permanent avec les communautés locales pour consolider les acquis de la paix.

L’étape de Dar Es Salam vient ainsi illustrer la ligne directrice du Plan Diomaye : faire de la paix et de la sécurité le socle du développement économique et social, afin d’inscrire durablement la Casamance sur la voie de la stabilité et de la prospérité.
Par Aminata Diatta


