
Au Nigeria, les élèves récemment libérés après quatorze jours de captivité commencent à témoigner de l’épreuve qu’ils ont traversée. Parmi eux, Onyeka Chieme raconte avoir vécu dans la peur constante, persuadé qu’il ne reverrait jamais sa famille. Selon lui, les ravisseurs ne cherchent qu’une rançon : « S’ils sont payés, toutes les personnes kidnappées seront libérées », confie-t-il.
Si certaines familles ont retrouvé leurs enfants, la joie reste incomplète. Le frère cadet d’Onyeka est toujours détenu, tout comme environ 150 autres écoliers. L’angoisse persiste dans les villages touchés, où les parents attendent des nouvelles des autorités et espèrent une issue rapide.
Anthony Chieme, père de deux enfants concernés, lance un appel pressant : « Ils doivent libérer l’enfant qui me reste et les autres. Il y a plus de 100 enfants encore dans la brousse. Je ne peux pas seulement parler pour mon fils, mais pour tous ». Les recherches se poursuivent tandis que la pression augmente sur les forces de sécurité.
Par Komi ABLE


