
La Guinée-Bissau s’est engagée dans une nouvelle phase politique avec la mise en place du Conseil national de transition (CNT), organe central devant guider le pays jusqu’au retour à l’ordre constitutionnel. La Charte de transition, récemment dévoilée, fixe les règles de fonctionnement de cette instance ainsi que la répartition des forces en son sein.
Selon le document, le CNT sera composé de 65 membres aux profils diversifiés. Dix seront directement nommés par le président de la transition, tandis que quinze sièges reviendront aux forces armées, reflétant leur rôle déterminant dans la prise de pouvoir. Vingt autres places seront attribuées aux partis politiques représentatifs, afin de garantir une forme d’équilibre et de pluralisme dans les débats et décisions.
La Charte de transition prévoit par ailleurs que le CNT jouera un rôle consultatif et législatif temporaire, supervisant les réformes institutionnelles, la révision du cadre électoral et la préparation des futures élections. Si ce mécanisme se veut inclusif, les analystes soulignent toutefois les risques d’une surreprésentation militaire au détriment des forces civiles. Les prochains mois permettront de mesurer la capacité de cette transition à répondre aux attentes démocratiques du pays.
Par Komi ABLE


