
Le chef des militaires putschistes, le lieutenant-colonel Pascal Tigri, est toujours en fuite après les frappes aériennes menées dans la nuit de dimanche à lundi pour neutraliser les derniers foyers de résistance. Selon plusieurs sources sécuritaires, l’officier aurait quitté sa dernière position connue quelques minutes avant l’assaut, laissant derrière lui du matériel militaire et des documents partiellement brûlés.
Figure jusque-là peu connue du grand public béninois, Pascal Tigri est membre des forces spéciales et artilleur de formation. Il a notamment suivi une formation de capitaine en Chine, ce qui lui a valu d’être considéré comme un profil techniquement compétent et discret au sein de l’armée béninoise.
Alors que les autorités assurent que « tout est mis en œuvre » pour le retrouver, les services de renseignement explorent plusieurs pistes, dont une éventuelle exfiltration vers un pays voisin. En attendant, la traque se poursuit dans un climat de tension, tandis que l’enquête sur les motivations du groupe putschiste se resserre autour de l’officier en cavale.
Par Komi ABLE


