
L’atterrissage d’urgence d’un C-130 nigérian à Bobo-Dioulasso, lundi 8 décembre, a mis le feu aux poudres dans l’Alliance du Sahel (Burkina, Mali, Niger). Sans autorisation de survol, l’avion a été perçu par les militaires au pouvoir comme une violation de l’espace aérien et un « acte inamical ».
Du côté nigérian, l’explication est technique : un problème mécanique a contraint l’équipage de 11 militaires à se poser sur l’aérodrome le plus proche, conformément aux protocoles internationaux. L’équipage a été accueilli « chaleureusement » par les autorités locales.
Cet incident met en évidence les fragilités de coordination entre les États alliés. Comment éviter que de simples urgences aériennes ne dégénèrent en crise diplomatique ? La situation souligne la nécessité urgente d’établir des mécanismes clairs de communication et de gestion des vols militaires dans une région déjà marquée par des tensions sécuritaires.
Par Komi ABLE


