
Face aux profondes réformes entreprises par l’Arabie saoudite dans l’organisation du Hajj, le Sénégal a lancé une vaste concertation pour adapter son dispositif national et renforcer la transparence dans la gestion des agréments et des quotas. L’initiative vise à tirer les leçons des éditions passées et à aligner le pèlerinage national sur les nouvelles exigences du royaume.
La Délégation générale au pèlerinage aux lieux saints de l’Islam a entamé hier à Dakar une première série de discussions avec les différents acteurs impliqués. Le sujet central était l’attribution des agréments et des quotas aux voyagistes. À partir de 2027, la Délégation ambitionne de restructurer ce mécanisme pour garantir équité et transparence, tout en prenant en compte les critiques sur le comportement de certains voyagistes et les insatisfactions des pèlerins.
Le Général de division Mamadou Gaye, délégué général, a insisté sur la nécessité de « repenser l’organisation du pèlerinage en tirant les enseignements des éditions précédentes et en l’améliorant substantiellement ». Cette concertation a pour but de recueillir les propositions de l’ensemble de la communauté du Hajj afin de construire un dispositif plus juste et efficace pour l’avenir.
Par Komi ABLE


