
L’ancien lieutenant-colonel gambien Sanna Manjang, figure centrale de la redoutée unité paramilitaire « Jungle », a formellement nié avoir reçu ou transmis des instructions de l’ex-président Yahya Jammeh concernant les violations des droits de l’Homme commises durant les 22 ans de régime. Dans un enregistrement audio diffusé peu avant son arrestation par les forces sénégalaises en Casamance, l’ex-officier en exil depuis 2017 assure que les accusations liant directement Jammeh aux exactions seraient « fabriquées de toutes pièces ».
Selon les éléments rapportés par L’As et le média gambien Fatu Network, Manjang insiste sur son rôle de cadre supérieur au sein de la « Jungle » pour réfuter l’idée que Jammeh aurait contourné sa hiérarchie. « J’étais leur chef et je ne lui ai jamais adressé la parole », affirme-t-il, mettant en doute la crédibilité des témoignages l’accusant.
Dans cet audio, Manjang soutient également avoir été victime de tentatives de pièges orchestrées par Momodou Rambo Jarju, Sulayman Sambou et d’autres membres de son entourage. Il affirme que ces manipulations auraient poussé Yahya Jammeh lui-même à le contacter pour l’avertir que les services de renseignement avaient localisé sa cachette, lui conseillant de fuir immédiatement.
Par Komi ABLE


