
L’ancien président hondurien Juan Orlando Hernández, condamné aux États-Unis à quarante-cinq ans de prison pour trafic de drogue, a été libéré après une grâce présidentielle signée par Donald Trump. L’annonce a été faite par son épouse sur les réseaux sociaux, déclenchant une onde de stupeur en Amérique centrale et au sein de la communauté internationale. Hernández, extradé vers les États-Unis en 2022, était accusé d’avoir collaboré avec de puissants cartels.
Cette décision intervient dans un climat politique particulièrement tendu au Honduras, où deux candidats de droite se livrent une bataille serrée lors d’une élection présidentielle agitée. La libération de l’ex-chef d’État rebat les cartes et alimente les spéculations sur une possible instrumentalisation politique de sa figure.
Dans le pays, la réaction est immédiate : indignation chez les organisations anticorruption, soulagement chez ses partisans. Les observateurs s’attendent désormais à une polarisation accrue et à un impact direct sur la campagne en cours.
Par Komi ABLE


