
L’exfiltration du Président Umaro Sissoco Embaló, menée en pleine crise politique en Guinée-Bissau, suscite une vive curiosité tant par sa rapidité que par son caractère discret. En affrétant un aéronef spécialement envoyé à Bissau, Dakar a orchestré une opération digne d’un scénario diplomatico-sécuritaire, révélant une mobilisation exceptionnelle au sommet de l’État sénégalais.
Selon des sources officielles, l’arrivée du président bissau-guinéen à Dakar ce jeudi s’est déroulée sans incident, preuve d’une coordination méticuleuse. Mais derrière cette prouesse logistique, une question demeure : qu’est-ce qui a réellement motivé le Sénégal à prendre personnellement les rênes d’une telle mission ? La direction assumée par Bassirou Diomaye Faye ajoute une dimension politique qui retient l’attention.
Alors que la CEDEAO tente de restaurer l’ordre constitutionnel, cette initiative sénégalaise relance les spéculations sur les alliances, les avertissements implicites et les enjeux souterrains de la crise. Une opération réussie, certes, mais encore pleine de zones d’ombre.
Par Komi ABLE


