
Le général Denis N’canha, chef de la maison militaire du palais de la République, s’est imposé ce mercredi comme la figure centrale du nouveau coup de force en Guinée-Bissau. Au nom du « Haut commandement militaire pour la restauration de l’ordre », il a lu une déclaration solennelle affirmant que l’armée prenait « le contrôle total du pays jusqu’à nouvel ordre ». Cette apparition publique place Denis N’canha au cœur de la transition forcée.
Selon le communiqué qu’il a présenté, les militaires disent agir pour « défendre la stabilité nationale » dans un contexte électoral jugé explosif. À la veille de la proclamation des résultats de la présidentielle et des législatives du 23 novembre, Denis N’canha a évoqué des « dérives graves » menaçant l’ordre constitutionnel.
L’intervention du général, qui revendique désormais l’autorité suprême, ouvre une période d’incertitude. En Guinée-Bissau, où les crises politiques sont fréquentes, la mise en avant de Denis N’canha laisse présager un rôle durable du haut commandement militaire dans les jours à venir.
Par Komi ABLE


