
Le pourvoi de Nicolas Sarkozy a été rejeté, confirmant définitivement sa condamnation à un an de prison ferme dans l’affaire du financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. L’ancien chef de l’État, qui contestait le jugement, écope ainsi d’une peine inscrite à son casier judiciaire. Cette décision met un terme à plusieurs années de bataille judiciaire autour des dépenses excessives engagées lors de sa campagne perdue face à François Hollande.
Il s’agit de la deuxième condamnation pénale définitive pour Nicolas Sarkozy, déjà condamné dans l’affaire dite “Bismuth” pour corruption et trafic d’influence. Ce nouveau revers judiciaire fragilise encore davantage la position de l’ex-président, longtemps présenté comme l’une des figures majeures de la droite française et dont certains soutiens espéraient encore un retour au premier plan.
Cette confirmation crée également un séisme politique : jamais sous la Ve République un ancien président n’aura cumulé deux condamnations définitives. Les conséquences de cette décision pourraient peser durablement sur l’image et l’héritage politique de Nicolas Sarkozy.
Par Komi ABLE


