
Les affrontements persistants à l’UCAD montrent que la colère étudiante dépasse le simple retard du paiement des bourses. Pour la troisième journée d’affilée, le campus s’est transformé en zone de confrontation, signe d’un malaise structurel entre étudiants, administration et autorités. Les grenades lacrymogènes tirées dès l’aube et la mobilisation massive des FDS traduisent une gestion sécuritaire d’un problème avant tout social.
Derrière les barrages, les jets de projectiles et la détermination des étudiants, se dessine un sentiment d’abandon nourri par des retards récurrents, un manque de communication et la fragilité du système d’aide. L’escalade actuelle révèle aussi la difficulté de l’État à instaurer un dialogue crédible et rapide avec une jeunesse qui réclame respect et prévisibilité. Tant que ces revendications de base ne seront pas traitées, l’UCAD restera un foyer de tensions cycliques, révélateur d’un malaise national plus large.
Par Komi ABLE


