
Dimanche, quelque 860 000 électeurs bissau-guinéens sont attendus aux urnes pour les élections générales, dans un climat politique tendu marqué par la méfiance entre pouvoir et opposition et les récentes tentatives de coup d’État, la dernière datant d’octobre. La population, consciente de cette fragilité, exprime son inquiétude à l’approche du scrutin.
Le président sortant Umaro Sissoco Embaló, favori à sa réélection, affrontera 11 candidats, dont son prédécesseur José Mario Vaz. Le candidat du PAIGC a été exclu par la Cour suprême, une première historique depuis l’indépendance de 1974, renforçant le sentiment d’un processus électoral inégal.
Pour l’avocat et analyste Augusto Nansambe, ces élections déterminent l’avenir du pays : « soit nous confirmons la dictature, soit nous continuons avec la démocratie ». Entre attentes populaires et consolidation du pouvoir, ce scrutin sera un test majeur pour la stabilité démocratique de la Guinée-Bissau.
Par Komi ABLE


