
Les violences religieuses au Nigeria font régulièrement la Une des médias internationaux. La Maison-Blanche et plusieurs pays européens affirment que les chrétiens sont particulièrement visés, pointant du doigt Boko Haram et l’Iswap. Selon le président américain, le gouvernement nigérian ne ferait pas assez pour protéger ces communautés, relançant ainsi un débat sensible dans un pays déjà marqué par des décennies de conflits intercommunautaires.
Pourtant, la situation sur le terrain est plus nuancée. Les attaques touchent aussi des musulmans, notamment dans le nord du pays. Les causes des violences mêlent religion, conflits ethniques, enjeux fonciers et fragilité de l’État. L’imam Idris Ishaq rappelle que « certains auteurs sont musulmans, d’autres non », insistant sur le rôle des acteurs locaux dans ces drames.
Face à ce contexte, experts et leaders religieux appellent à éviter les simplifications. Selon eux, seule une approche globale et équilibrée permettra de renforcer la sécurité et de protéger toutes les populations, chrétiennes comme musulmanes, sans alimenter les tensions.
Par Komi ABLE


