
Vingt ans après la qualification historique du Togo pour la Coupe du Monde 2006, l’ancien président de la Fédération Togolaise de Football, le Colonel Rock Balakiyèm Gnassingbé, replonge dans un souvenir qui demeure gravé dans la mémoire collective. Il se rappelle l’élan né après un éclatant succès 3-0 en Ouganda et ce dîner inattendu avec le Chef de l’État, alors convaincu que les Éperviers atteindraient le Mondial. « Il nous a promis la Coupe du Monde. J’avoue que je n’y croyais pas », confie-t-il.
Le 12 novembre 2005, le rêve devient réalité : le Togo obtient sa qualification face au Congo-Brazzaville (3-2). Une génération d’exception — Aziawonou, Shérif Touré, Adebayor — électrise le pays. « Le Togo jouait, et la ville vibrait », se souvient l’ancien dirigeant, évoquant un stade de Kégué plein bien avant le coup d’envoi.
Mais le Colonel exprime aussi son amertume face au présent. « Aujourd’hui, le Togo est oublié sur la scène du football », déplore-t-il, regrettant l’effacement des exploits d’hier. Pour lui, la clé du succès de 2006 reste inchangée : passion, discipline et travail, illustrés par des stratégies audacieuses comme l’opération de Dakar, conclue par un nul héroïque (2-2).
Par Komi ABLE


