
Le procès de Sylvia et Noureddin Bongo pour détournements de fonds publics s’est ouvert lundi 10 novembre à Libreville, en l’absence des principaux accusés. L’épouse et le fils de l’ancien président Ali Bongo Ondimba (au pouvoir de 2009 à 2023) sont poursuivis pour blanchiment de capitaux, recel, faux et usurpation de fonction.
Selon leurs avocats, cette procédure constitue une « mascarade judiciaire ». Après 20 mois de détention au Gabon à la suite du coup d’État d’août 2023, Sylvia et Noureddin Bongo vivent désormais à Londres, où ils dénoncent avoir été torturés par des proches du président Brice Oligui Nguema.
Une plainte a été déposée en France en mai 2024, les membres de la famille Bongo étant de nationalité française. Douze autres accusés comparaissent jusqu’à vendredi pour corruption et blanchiment de capitaux.
Par Komi ABLE


