
La visite de la Vice-présidente de la Commission de la CEDEAO, Damtien Larbli Tchintchibidja, au Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko met en lumière l’importance stratégique du futur Centre d’alerte précoce et de réponse, destiné à anticiper et coordonner la gestion des risques liés à la sécurité humaine dans l’espace communautaire. Mais sa mise en œuvre soulève des questions sur son efficacité réelle face aux menaces émergentes.
Bien que les autorités annoncent un chantier à un stade avancé, l’impact concret de cet outil dépendra de la rapidité de sa mise en service, de la qualité du partage d’informations et de la coordination entre États membres. L’expérience passée montre que la collaboration régionale peut être freinée par des divergences politiques et logistiques.
Alors que le Sénégal s’affirme comme hub stratégique pour la CEDEAO, l’enjeu est de savoir si ce centre deviendra un véritable instrument de prévention et de réponse ou restera un symbole institutionnel sans réel pouvoir opérationnel.
Par Komi ABLE


