
Au Niger, les autorités de transition cherchent à renflouer les caisses publiques mises à mal depuis le coup d’État de 2023 et les lourdes sanctions économiques qui ont suivi. Face à une trésorerie en difficulté, le gouvernement du général Abdourahmane Tiani multiplie les initiatives pour mobiliser des fonds internes.
Dernière en date : l’opération « 100 francs pour la patrie, un geste pour l’avenir », lancée à l’occasion de la rentrée scolaire. Chaque élève est invité à verser volontairement une contribution de 100 FCFA pour soutenir l’État. L’objectif affiché est de financer certaines dépenses publiques, notamment celles liées à la sécurité nationale.
Mais la mesure divise. Tandis que le gouvernement appelle à un élan patriotique, des enseignants dénoncent des retards de salaires et estiment que cette collecte symbolique ne saurait pallier une crise financière plus profonde.
Par Komi ABLE


